Hier soir 25 juin, les illuminations, discours et feux d’artifice marquaient l’inauguration du « Pont des cordes », qui surplombe désormais l’entrée de Jérusalem par la route de Tel-Aviv et qui est destiné au passage du futur tramway.
Création de l’architecte espagnol Calatrava, ce pont est indiscutablement une prouesse technique ; moins par sa taille (trois cent cinquante mètres de long) que par sa conception. En forme d’arc de cercle, il est suspendu à une flèche de cent dix-huit mètres de haut, très inclinée dans la direction opposée à celle de la courbe, et dont le poids équilibre celui du tablier, de sorte que ses soixante-six câbles d’acier retiennent autant la flèche qu’ils ne soutiennent le pont. En tout, quatre mille trois cent tonnes de matériaux (plus de la moitié du poids de la tour Eiffel), suspendues pour l’essentiel à un support dont la section triangulaire n’excède guère deux mètres carrés. De quelque côté qu’on le regarde, l’ensemble est dissymétrique, puisque la flèche est non seulement inclinée, mais excentrée et que son profil est celui d’une ligne brisée.
Le nom de « Pont des cordes » fait allusion à la disposition des câbles, qui veulent évoquer la harpe du roi David. Ce pont est donc destiné à devenir un des monuments emblématiques de Jérusalem. Comme toute création artistique, il peut faire l’objet d’appréciations diverses. S’imposant à l’attention à plusieurs kilomètres à la ronde, il s’intègre mal, diront certains, dans le paysage. Sans doute en disait-on autant de la tour Eiffel il y a un siècle... Les pessimistes prédisaient un effondrement général lorsque seraient retirés les supports provisoires, ce qui, heureusement, ne s’est pas produit ! On peut supposer que les ingénieurs avaient vérifié leurs calculs. Les automobilistes qui ne sont pas convaincus de la fiabilité de la réalisation et qui se sentent nerveux lorsque la circulation est ralentie à l’approche du pont, ce qui est désormais quotidien, pourront toujours sortir de Jérusalem et y rentrer par le tunnel de la voie Begin, qui rejoint la route de Tel-Aviv quelques kilomètres plus loin.
Peu à peu, le visage de Jérusalem se modifie : plantation d’arbres, création de perspectives, aménagement de places et de rues piétonnes. Avec la mise en service du tramway, que l’on peut prévoir pour un avenir de moins en moins eschatologique, Jérusalem va devenir une ville où il fera bon flâner.
L’information diffusée par Euronews sur l’inauguration du pont contient au moins deux erreurs.
. Ce pont n’ouvre pas "un nouvel accès important vers la ville sainte". Son but est de permettre au futur tramway de franchir la route de Tel-Aviv qui, bien entendu, existait déjà.
. Il ne "s’étend" pas "à 120 mètres au dessus du sol". C’est la flèche qui culmine à près de 120 mètres (un peu moins, d’ailleurs, puisqu’elle est inclinée).
C’est malheureusement souvent comme ça avec l’information : le présentateur, qui n’a généralement pas vu ce dont il parle, mélange les données exactes, les erreurs et approximations, et ce qu’il a compris de travers.
Ce pont est-il visible du mont des oliviers ? De l’esplanade du Temple ? des portes ou même de l’intérieur de la vieille ville ? Et si oui, occasionne-t-il une gêne ou un malaise par son anachronisme, par son esthétique ?
D’avance merci à celui ou celle qui me répondra.
Du mont des Oliviers ? Comme le nez au milieu de la figure.
De l’esplanade du Temple ? Je n’ai pas vérifié, mais c’est très improbable, puisque l’esplanade est en contrebas de la citadelle et qu’on ne le voit même pas de la porte de Jaffa, à cause du relief et des immeubles. Bien entendu, on ne le voit pas de l’intérieur de la vieille ville.
On le voit de toutes les collines qui entourent Jérusalem, et on l’aperçoit de plusieurs kilomètres quand on arrive de Tel-Aviv par l’une ou l’autre route.
Quand à sa qualité artistique, « des goûts et des couleurs, on ne dispute pas », et personne n’est obligé de faire sien le lyrisme d’Éléaline - d’autant que le « bleu saphir » qui apparaît sur la photo est celui des projecteurs le soir de l’inauguration ; le jour, l’ensemble est blanc. Il révèle son esthétique, à mon avis, quand on s’en approche. De loin, il s’intègre aussi mal dans le paysage - et peut-être même un peu plus - que les tours et autres bâtiments modernes qui poussent depuis trois décennies.
Un immense merci à Michel Remaud pour son aimable réponse pour tous ceux qui n’ont pas la chance de vivre à Jérusalem ! Ce qui m’attriste profondément est que ce pont soit visible du Mont des Oliviers. Car comme chacun sait, de là, c’est le plus beau panorama du Monde ! C’est la vue que le Messie aura quand il reviendra ! Nous (hommes du XXIème siècle) aurions pu Lui épargner cette vision anachronique ! J’espère que ce pont aura rouillé et aura été détruit pour le moment de son retour.
Shalom. Maran Tha.
Magnifique,
Superbe,
Comme une voile qui s’étire , s’élève ,
Un bleu saphir , dans laquelle chante le vent,
Jouant avec les cordes, tel un hauban gigantesque,
Pour faire monter un chant, une musique,
Les notes du grand psalmiste du ciel .
Juda , Louange, dans l’azur de ce début de siècle,
Il vient , il vient le Mashiah .
Israël , le Prince de D.ieu ,
Est élevé, illuminé de sa beauté .
Nations alentours
Ecoutez le chant de tout un peuple,
Ecoutez le chant du bien aimé,
Qui s’élève et s’amplifie
Jusqu’au point culminant du jour J .
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